Parce que l’univers n’a pas de structure, que l’homme n’est qu’un accident de la matière, que le monde est périssable et l’âme mortelle ; parce qu’aucune intelligence, aucune finalité, mais seulement la causalité aveugle et le hasard président à toutes les créations de la nature, que les plus grands des maux qui accablent le monde et l’homme ne sont que des accidents voulus par personne et ne signifiant rien ; parce qu’il n’y a ni justice, ni morale, ni droits, ni devoirs autres que ceux résultant du pacte social de non-agression ; parce que l’histoire, au moins en tant qu’il s’y passe quelque chose, est insensée ; enfin parce que le plaisir ne peut être indéfiniment accru (de sorte que tous les efforts de la civilisation pour multiplier les biens et les plaisirs sont faits en pure perte puisqu’ils ne peuvent accroître la capacité humaine de joie), le sage, qui sachant tout cela, s’est délivré des illusions qui produisent les craintes vaines et les faux désirs peut, conscient et calme, éprouver la joie pure, et, sans être éternel, vivre en éternité comme un dieu.

Marcel Conche, Lucrèce, p. 119.

mardi 3 décembre 2013

Ce mardi 3 décembre.

Bonsoir à tous.
Sont disponibles les cahiers de textes suivants :
Première 1.
AP seconde 11.
Seconde grec ancien.

Je vous souhaite une très bonne soirée.

NB : Périandre de Corinthe, qui fut compté au nombre des Sept sages eut un accès de colère tel qu'on devrait ou bien le rayer de la liste ou bien s'interroger sur les raisons qui ont amené à en faire un sage. Diogène Laerce rapporte en effet que Périandre, irrité contre sa femme par ses concubines, la tua dans un accès de colère, en la précipitant du haut des degrés de son palais, ou en lui donnant un coup de pied durant une grossesse. Après cela il fit brûler ses concubines; mais en même temps il exila à Corcyre son fils Lycophron, pour avoir témoigné de la douleur à propos de la mort de sa mère.


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