Parce que l’univers n’a pas de structure, que l’homme n’est qu’un accident de la matière, que le monde est périssable et l’âme mortelle ; parce qu’aucune intelligence, aucune finalité, mais seulement la causalité aveugle et le hasard président à toutes les créations de la nature, que les plus grands des maux qui accablent le monde et l’homme ne sont que des accidents voulus par personne et ne signifiant rien ; parce qu’il n’y a ni justice, ni morale, ni droits, ni devoirs autres que ceux résultant du pacte social de non-agression ; parce que l’histoire, au moins en tant qu’il s’y passe quelque chose, est insensée ; enfin parce que le plaisir ne peut être indéfiniment accru (de sorte que tous les efforts de la civilisation pour multiplier les biens et les plaisirs sont faits en pure perte puisqu’ils ne peuvent accroître la capacité humaine de joie), le sage, qui sachant tout cela, s’est délivré des illusions qui produisent les craintes vaines et les faux désirs peut, conscient et calme, éprouver la joie pure, et, sans être éternel, vivre en éternité comme un dieu.

Marcel Conche, Lucrèce, p. 119.

vendredi 8 juin 2012

jeudi 7 et vendredi 8 juin

Bonsoir,
Pour les séances d'hier et d'aujourd'hui, avec une fonte graduelle mais, au bout du compte, massive des participants (trois élèves présents entre 11h. et 12h.), voici le récapitulatif.
J'ai ajouté les réponses au questionnaire poésie qui vous sera utile pour l'objet d'étude consacré à ce genre littéraire.
Il se peut que je lise maladroitement les messages envoyés sur gmail. Veuillez me signaler par le biais du blog que vous avez expédié un courriel à mon intention.
Continuons à réviser.
Clémentine et Dimitri peuvent entrer en contact avec moi pour récupérer leur descriptif personnel.
Je vous souhaite une bonne soirée.

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