Parce que l’univers n’a pas de structure, que l’homme n’est qu’un accident de la matière, que le monde est périssable et l’âme mortelle ; parce qu’aucune intelligence, aucune finalité, mais seulement la causalité aveugle et le hasard président à toutes les créations de la nature, que les plus grands des maux qui accablent le monde et l’homme ne sont que des accidents voulus par personne et ne signifiant rien ; parce qu’il n’y a ni justice, ni morale, ni droits, ni devoirs autres que ceux résultant du pacte social de non-agression ; parce que l’histoire, au moins en tant qu’il s’y passe quelque chose, est insensée ; enfin parce que le plaisir ne peut être indéfiniment accru (de sorte que tous les efforts de la civilisation pour multiplier les biens et les plaisirs sont faits en pure perte puisqu’ils ne peuvent accroître la capacité humaine de joie), le sage, qui sachant tout cela, s’est délivré des illusions qui produisent les craintes vaines et les faux désirs peut, conscient et calme, éprouver la joie pure, et, sans être éternel, vivre en éternité comme un dieu.

Marcel Conche, Lucrèce, p. 119.

jeudi 21 juin 2012

Factum est.

Bonjour,
L'écrit est derrière vous. Ce dont on ne peut parler, il faut le taire (Wittgenstein).
En réponse aux demandes qui m'ont été faites, , ici, et en ce lieu, se trouvent les fruits du travail au CDI avec les courageux et actifs et attentifs présents.
La mise en texte du troisième extrait de La Peste est due à Elisa. Je n'ai apporté que quelques corrections de détails.
Le deuxième extrait de Manon Lescaut est lié au message précédent sur ce blog. Il me reste à rédiger le travail effectué sur Médée.
Bon courage.
N'hésitez pas à me signaler ce qui vous manque.

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